Notre histoire

Innovation, le maitre mot depuis 5 générations

En 1858, Pierre Hubert est à sa manière le 1er entrepreneur de la famille, il a en effet un contrat de « laboureur à bras » sur une parcelle de 8 ha de vigne en Ardennant appartenant à Mr Matard sur la ferme voisine des Borderies.

Son fils, Eugène né en 1876 reprendra la petite ferme familiale en 1900.

En  Septembre 1925, Eugène aide financièrement ses gendres pour créer une entreprise de battage. C’est le début d’une longue histoire.

Marcel VILLAIN et son beau-frère Emile LESSIRE OGREL créent une entreprise de travaux agricoles la SNC VILLAIN-LESSIRE OGREL

Marcel VILLAIN est le gérant, son beau-frère travaille à Paris dans l’industrie du cinéma.

La première batteuse, une Breloux est actionnée par une locomobile à vapeur.

L’année suivante l’achat d’une scierie mobile permet une activité hivernale.

En 1932 Marcel VILLAIN achète 2 tracteurs d’occasion, un FORDSON, et un   Mac CORMICK 10-20. Marcel développe les activités labours, fauchage, moissonnage-liage

Une charrue 3 fers trainée le Mac CORMICK est achetée, la faucheuse et la moissonneuse lieuse tractées auparavant par des animaux sont équipées d’attelages adaptés aux tracteurs.

Une deuxième batteuse est également achetée.

 

En 1941, devant les difficultés d’approvisionnement en carburant, pneumatiques, huile, graisse, les restrictions de déplacement, un syndicat regroupant les entrepreneurs de battages est constitué, Marcel en est un des 1ers adhérents.

Marcel qui a passé plus de 4 ans à la grande guerre a quelques soucis de santé les 2 fils de Marcel prennent très jeunes des responsabilités. En 1939 Pierre a 18 ans et Georges (Jojo) a 14 ans, ils sont responsables de l’équipe des battages et du fonctionnement du matériel de battage.

En 1948 Jojo VILLAIN, à 23 ans, reprend l’entreprise de travaux agricoles.

En 1952, Jojo achète en copropriété une moissonneuse batteuse Clipper Massey Harris avec Raoul Pin de Varaize.

 

La batteuse Breloux reste toujours en activité. La clientèle se disperse et se raréfie mais des irréductibles continuent. Une partie de la campagne de battage se fait jusqu’à Vinax   et ses alentours.

Les roues métalliques ne facilitant pas les déplacements, l’équipe mange et souvent couche chez les clients.

 

La batteuse Breloux et la presse haute densité Brouhot avec des liens en fil de fer et les aiguilles à enfiler manuellement, effectueront leur dernière campagne en 1968.

En 1953, Jojo est un précurseur en développant l’activité désherbage, avec le Pony Massey Harris de son beau-frère Claude Rousset, un bidon de 200 L et une rampe de 7m. Il vend et fournit les produits de désherbage Esso à ses clients et aux agriculteurs de la région.

En 1956 Jojo achète une presse Rivière Casalis actionnée par un moteur thermique et développe l’activité pressage de fourrage

Et la famille, toujours dans l’action syndicale en 1957, Jojo entre au conseil d’administration du SETAB, syndicat des entrepreneurs de travaux agricoles et battage de Charente Maritime, par la suite il sera vice-président, et devait succéder au président Bizière. Jojo décédera brutalement à 53 ans en Février 1979, une semaine avant sa nomination.

En 1957 l’achat d’un tracteur 835FCD McCormick équipé d’une lame avant et d’un petit scraper arrière permet de niveler les terrains entre-autre, pour les militaires Américains, principalement au camp de Fontenet et à la cité de Château gaillard.

Jojo, l’hiver suivant, travaille de 8 h jusqu’à 17h avec cet équipement puis revient vite pour faire une 2ème journée sur l’entreprise et la petite exploitation agricole.

L’investissement est très rentable puisque ce matériel est amorti dans l’hiver ! 

Cette même année, Il devient aussi seul propriétaire d’une moissonneuse batteuse 890 Massey Harris à moteur essence.

Cette moissonneuse sera remplacée par la suite par une MF 892 diesel, toujours avec des sacs.

En 1961 Jojo vend le 10-20 Mc CORMICK et achète un MF 65 Anglais avec prise de force double effet, ce qui permet de travailler avec des outils actionnés par prise de force.

En 1961, est signé le 1er contrat de récolte de maïs en épis avec la coop de la région de St Jean. La coop investit dans un corn picker Rivière Casalis 2 rangs trainé et l’ETA fournit tracteur et chauffeur.

 

En 1963, 1ère récolte du maïs avec un Corn Sheller 3 rangs trainé. Les parcelles sont petites mais les journées sont longues et la récolte dure parfois jusqu’en janvier.

En 1964 une première ensileuse Agram, un semoir mono graine, et une presse haute densité à liens en fil de fer sont achetés permettant de développer de nouvelles activités.

A 15 ans, Jean Claude le fils de jojo, commence ses 1ers semis de maïs, betteraves, tournesols avec un semoir à plateaux qu’il faut démonter plusieurs fois par jour selon les espèces ou les variétés semées !

Cette année-là, c’est aussi la 1ere longue campagne de pressage avec un SOM 40 qui ralentit, voir s’arrête, à chaque coup de piston de la presse. Le véhicule d’accompagnement pour ce travail est une mobylette !

En 1965, la 1ère machine à trémie arrive, une MF500 mais pour certains clients, il faut la faire suivre d’une remorque ensacheuse pour faire .... des sacs.

C’est aussi le transport du grain avec une remorque de 4,5T et l’achat d’un camion UNIC vert et jaune aux couleurs des transports Richard qui assurent le commerce de la paille pressée par l’ETA.

1968, arrêt de la Batteuse BRELOUX et achat en 1969 d’une 2eme moissonneuse, une MF 400, équipée d’un cueilleur 3 rangs pour la récolte du maïs. Première cabine sur une moissonneuse , bien sûr sans climatisation ni chauffage... Chaud l’été, froid l’hiver

 

Par la suite le matériel se renouvelle régulièrement en grossissant

Les éleveurs et les petits agriculteurs en polyculture sont le socle de la centaine de clients de l’ETA

L’exploitation et l’entreprise emploient 6 personnes à temps plein pour les travaux.

Nous avons particulièrement une pensée pour Léo et Henri qui ont travaillé ici pendant 37 années avec un dévouement et un conscience exemplaire.

Toutes ces activités seront maintenues même après le décès de Jojo en 1979. Rolande l’épouse de Jojo prend la suite jusqu’en 1985.

En 1985 la SNC VILLAIN- POUVREAU est créée avec Yolaine la Belle fille et Geneviève, fille de Jojo et Rolande.

Les exploitations agricoles s’agrandissent et s’équipent en matériel, l’élevage diminue, la clientèle change, c’est à partir de cette époque que la spécialisation « gestion de fermes du semis à la récolte » se confirme.

 

 

 

 

En 1989, une activité de commercialisation de matériels de précision débute, et l’appellation Agri-précision est officieusement donnée.

En 1996, la sarl AGRI-PRECISION est créée pour accueillir cette activité de vente de matériel.

Par la suite, l’exploitation agricole parallèle à l’ETA se structure, mais, si, les activités ETA sont maintenues le développement de l’entreprise n’est plus une priorité, les enfants des associés font des études et ne manifestent pas le désir de revenir prendre la suite.

En 2004 après avoir travaillé quelques années en tant que consultant informatique, Alexandre, fils de Jean Claude et de Yolaine, décide de reprendre l’entreprise et l’exploitation agricole.

En 2005 la SNC Villain-Pouvreau est dissoute.  Alexandre, reprend la SARL AGRIPRECISION et propose 3 activités : entreprise de travaux agricoles, prestation informatique et vente de matériels de précision.

Une longue tâche attend Alexandre qui doit prendre du personnel, renouveler tout le matériel, aménager un atelier, un local pour les salariés, faire construire, hangar, piste de lavage, améliorer les performances et conditions de travail avec les aménagements extérieurs, restructurer l’administratif et réaliser la certification de l’entreprise tout en donnant progressivement et patiemment un nouvel essor.

En 2007, AGRI-PRECISION propose à certains de ces clients, le suivi de leurs exploitations (assolements, interventions...) depuis un Espace Clients.

En 2010, AGRI-PRECISION lance le site AgriMalin, pour la vente en ligne des buses et accessoires de pulvérisation.

En 2013, une nouvelle recrue, Typhaine reprend la gestion comptable, administrative et sociale de l’entreprise au côté d’Alexandre.

En 2014, Alexandre innove en développant une activité « Drone » pour l’agriculture en prestation de service pour Airinov et relevés de carrières pour RedBird.

En 2015, AGRI-PRECISION lance le PRECIPUL’V, appareil adaptable et économique pour la localisation des désherbages et des apports d’engrais.

 

90 ans sont passés, il nous reste les souvenirs, les photos, le 10/20, l’entreprise familiale continue son chemin grâce à des salariés compétents et disponibles,  et surtout, le plus important une clientèle fidèle, des partenaires et fournisseurs attentifs, qui font confiance, depuis plusieurs générations pour certains, à la famille Villain.

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